Insolente Rio. Ma dernière chronique sur BFM!

 

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Mon dernier papier : la métamorphose du pays du matin calme

La Corée, Capucine Graby la connaît bien : elle y a vécu 2 ans il y a 20 ans. Et depuis, il s’est passé bien des choses, raconte-t-elle.

Les anecdotes de Capucine Graby qui a vécu deux ans en Corée du Sud. © DR
J’observe avec d’autant plus d’attention et de surprise la mutation de la Corée du Sud que j’y ai vécu. Et que cela n’a pas été tous les jours une partie de plaisir, même si, au final, l’étrangeté de ce pays et la ténacité qu’il fallait à l’époque pour y « survivre » ont certainement laissé des traces.
Aujourd’hui, on associe immédiatement à la Corée du Sud réussite insolente, stars de beauté, et chirurgie esthétique. Mais cela n’a pas toujours été le cas !
J’ai vécu au Pays du matin calme en 1998, en tant que correspondante pour différents journaux. A l’époque, rappelons-le, la Corée n’intéressait pas grand monde. D’ailleurs, rares étaient ceux qui parvenaient à la situer sur une carte ! Arrivée sur place, j’ai découvert un pays aux antipodes des codes occidentaux. À mes yeux, il était largement plus simple de vivre au Japon dont on dit pourtant que la culture est la plus éloignée de la nôtre.
À Séoul, cuvette ultra-polluée, il y a moins de 20 ans, personne ou presque ne parlait anglais. Quand on commandait un plat de viande au restaurant, on avait une chance sur deux d’avaler du chien sans le savoir, et dans les rues, les mamies assises en tailleur faisaient cuire d’immenses ragouts de larves à l’odeur peu engageante. En 1998, le pays sortait à peine d’une crise économique sans précédent et n’importe quel blanc était assimilé à un vilain Occidental qui avait conduit le pays à sa perte. Ce qui n’était pas pour me faciliter la vie… Enfin, je constatais tous les jours que les Coréens n’avaient aucun savoir-vivre et aucune manière, surtout lorsqu’ils étaient bien chargés en alcool en fin de semaine.

Séoul, capitale fashion du monde

On a peine à croire que ce pays ait réussi à opérer une mutation aussi vertigineuse que solide. Aujourd’hui, l’économie est performante, mieux, la croissance à faible émission de carbone est devenue un des moteurs de son expansion et le taux de chômage est faible. Mais le plus important, c’est que le monde a les yeux rivés sur ce petit pays et Séoul est devenue une des capitales les plus fashion du monde (Chanel y a d’ailleurs organisé un de ses derniers défilés).

Une des raisons? La Corée est devenu le pays le plus connecté du monde. La 5G s’y déploie déjà à vitesse grand V. La Corée est devenu l’empire des nouvelles technologies et dans cet écosystème, les blogueurs et influenceurs sont omniprésents. Petit pays par sa taille, la Corée a compris qu’il fallait qu’elle soit en avance sur son temps. Elle s’est donc imposée comme un précurseur de tendances. C’est devenu le pays des Early adopters, ceux qui créent, innovent et adoptent les comportements avant les autres.
C’est de cette manière que la Corée réussit à émerger sur la scène internationale. Elle s’impose comme un véritable laboratoire de tendances. D’ailleurs, les entreprises l’ont parfaitement intégré et nombreuses sont celles qui testent leurs produits auprès des coréens avant un lancement à une échelle plus planétaire. Dans ce contexte, l’Hallyu, qui signifie littéralement « vague coréenne » et qui est le phénomène de propagation de la culture coréenne dans le monde, se répand comme une traînée de poudre.

Ma dernière chronique sur BFM Business

Retrouvez moi tous les dimanches sur BFM Business à 10H45 pour découvrir des lieux et des personnages aussi exceptionnels que confidentiels !

MON DERNIER PORTRAIT

Dans le magazine Pluris

Voyager les mains dans les poches
Capucine Graby, globe-trotteuse et fondatrice du site Mymoonspots.com, livre ses secrets pour bien voyager.

« On ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui vous fait », disait Nicolas Bouvier, voyageur émérite. Si Capucine Graby se reconnaît volontiers dans cette citation, c’est parce que cette journaliste passée par BFM et I-Télé n’a jamais eu recours à une agence de voyage pour partir. « Préparer un voyage, c’est souvent l’enfer au début, rien ne va, et d’un coup, cela prend comme un soufflé au fromage, et alors c’est génial », s’enthousiasme-t-elle. Pour son dernier voyage, deux mois entre le Japon, la Chine et le Vietnam, trois mois de préparation ont été nécessaires. « Je prévois chaque nuit pour éviter de payer cher un hébergement moyen. Pour le reste, je planifie seulement quelques activités. » Sa règle d’or ? Croiser ses sources : magazines, agences de voyages, et surtout conseils d’amis ou de journalistes sur place.
C’est sa sélection d’adresses que Capucine a choisi de partager sur MyMoonSpots, des lieux où elle est forcément passée et qu’elle a aimés. Parmi ses destinations favorites, Madagascar pour « la gentillesse de ses habitants et les paysages », les Philippines, « pour vivre en véritable osmose avec la population locale », et le Brésil pour « le paradoxe étonnant entre la violence et l’ivresse de vie ». Mère de trois enfants, elle ne s’est jamais interdit quoi que ce soit à cause de sa progéniture. « Je n’ai jamais peur inutilement, et je ne prévois jamais d’activités spécialement pour eux. Ils me suivent et trouvent un regain d’étonnement dans ce que l’on aime aussi. » Une philosophie du voyage à méditer.
Ses secrets pour bien voyager

Oublier les guides
« Je ne lis jamais un guide de voyage mais plutôt la presse locale pour connaître les lieux qui bougent. Avant de partir, je m’informe de l’histoire du pays, et des écrivains qui l’ont marqué pour plonger dans leurs œuvres. »
Trouver un supplément d’âme à chaque destination
« Sortir des sentiers battus : partir à Hong Kong pour faire de l’escalade et non du shopping, ou pratiquer une vague de surf sur le Saint-Laurent au Canada, une rivière pourtant réputée pour son calme. »
Éviter les hôtels blockbusters
« Leur préférer le slow tourisme, c’est-à-dire des adresses plus pointues, discrètes, attentives et respectueuses de l’environnement. »
Se libérer du temps pour vivre des moments forts
« Privilégier le lien à la population locale, c’est à cette condition seulement que le voyage transforme. On apprend plus en allant déjeuner ou jouer au foot sur la plage avec des locaux qu’en étendant sa serviette sur une plage des Maldives. »

http://www.mymoonspots.com/

Interview de Capucine Graby sur BFM Business

Ces start up qui inventent un nouveau monde. Spécial Silicon Valley
Présenté par Capucine Graby
Diffusé sur BFM Business en mai 2015
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